Le Cern s'associe à Mistral pour développer une IA capable d’aider les chercheurs à travailler plus précisément et efficacement
Le Cern, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, et la start-up française d'intelligence artificielle Mistral ont annoncé jeudi vouloir s'associer pour développer une IA capable d’aider les chercheurs à travailler plus précisément et efficacement, in fine pour le bénéfice de toute la communauté scientifique.
Ce modèle doit faciliter l’analyse des données du Grand collisionneur de hadrons (LHC), près de Genève, l’accélérateur de particules le plus grand et le plus puissant du monde, selon leur communiqué commun.
Cet accélérateur fait se fracasser des particules lancées les unes contre les autres dans un anneau, à des vitesses extrêmes. Ces collisions éclairent leurs propriétés.
Les chercheurs utilisent déjà l’intelligence artificielle pour analyser les données enregistrées par les détecteurs du LHC. Mais les outils actuels sont généralement conçus pour une seule tâche, explique le Cern à l'AFP.
Avec le nouveau modèle d'IA, le Cern et Mistral veulent développer un modèle unique capable d’effectuer plusieurs types d’analyses et de travailler sur les données de différents détecteurs.
Pour apprendre, ce modèle, baptisé "Flare", sera entraîné à partir de milliards de simulations de collisions entre particules. L’objectif est d’améliorer la précision des analyses et de faciliter l’exploitation des données, précise le Cern.
Nous nous sommes associés à Mistral, "afin de développer les capacités de l’intelligence artificielle, lesquelles pourront bénéficier à l’ensemble de la communauté de la physique et être mises en commun", affirme Enrica Porcari, responsable générale du système d’information du Cern.
"La physique des hautes énergies constitue un environnement unique où l’intelligence artificielle peut être développée et testée avec une rigueur extrême", a-t-elle ajouté.