Photographe: Emmanuel Claude

FICHE D’IDENTITÉ

  • Nom : Sienna Beck
  • Âge : 16
  • Lycée : International School of Luxembourg
  • Hobbies : Foot, volontariat, écriture…
  • Points forts : Détermination, compétitivité, sincérité
  • Matières préférées : Maths, sciences
  • Devise : “Life is what happens to you while you’re busy making other plans” (John Lennon)

 

Si tu devais décrire Take Off en trois mots, lesquels choisirais-tu ?

Une aventure

Une famille

Bien plus que ça n’en a l’air !

 

Comment te sens-tu maintenant que l’émission est terminée ?

C’est un sentiment un peu doux-amer. Je suis triste parce que nous sommes devenus très proches, entre candidats, avec la production et les coachs. Mais en même temps, je suis surtout très reconnaissante d’avoir eu la chance de participer à une expérience comme celle-là. C’était vraiment incroyable.

Je suis restée en contact avec les autres candidats. Nous essayons d’organiser des rencontres régulièrement. L’émission a créé des liens très forts, différents de ceux qu’on crée habituellement à l’école ou ailleurs.

Pensais-tu aller aussi loin dans la compétition ?

Je l’espérais, bien sûr, mais je ne savais pas si j’en étais capable. Les autres candidats étaient tous très forts, et beaucoup plus âgés : je n’avais que 15 ans pendant l’émission ! Je ne savais même pas si j’allais être prise au casting.

 

Quelles sont les qualités qui t’ont le plus aidée à avancer dans Take Off ?

Je suis compétitive et déterminée. Mes amis disent aussi que je suis quelqu’un de sincère, et je pense que c’est important, surtout dans un contexte de travail en équipe.

Il faut savoir s’adapter, même quand on ne comprend pas tout de suite un défi. Le problem solving est essentiel, tout comme la flexibilité et la capacité à rester motivée.

 

A propos travail en équipe : comment était la communication entre candidats ?

La communication était un défi, notamment à cause des langues. Mais tout le monde comprenait un peu de tout : luxembourgeois, français, anglais… On s’adaptait naturellement.
Dans l’équipe jaune, la communication fonctionnait très bien. Chacun pouvait apporter ses idées, les compléter avec celles des autres. On construisait vraiment les solutions ensemble, parfois on se comprenait sans parler.

 

Selon toi, quels sont les éléments clés d’une bonne communication ?

Il faut savoir contribuer, mais surtout écouter. Prendre en compte les idées des autres, en extraire les meilleurs éléments et les combiner. Si chacun veut imposer sa propre idée, ça ne fonctionne pas.

 

Quel a été ton défi préféré – et pourquoi celui-là en particulier ?

Le défi avec l’amidon, dans l’épisode 4. Notre équipe a très vite trouvé la solution, ce qui nous a permis de nous amuser un peu : on a fait semblant de chercher encore, on a même essayé de brouiller les pistes pour les autres équipes.

Le défi consistait à faire rouler une canette sur une pente pendant exactement 40 secondes. C’était très technique, mais aussi très drôle.

Et le défi le plus difficile ?

Celui où il fallait mesurer la tension artérielle d’Olivier. Je n’y comprenais absolument rien. La communication avec mon coéquipier n’a pas bien fonctionné, car il était déjà mentalement focalisé sur le duel. C’était très stressant, et malheureusement, c’est aussi lors de cet épisode que j’ai été éliminée. Mais c’est le jeu.

Si tu pouvais emporter chez toi un objet de l’émission, lequel choisirais-tu ?

Je choisirais les cookies de la production ! Ils étaient incroyables. Apparemment, ils venaient de France, mais on ne peut les commander qu’en très grandes quantités. Dommage !

 

Comment était l’ambiance en coulisse ?

L’ambiance était très chaleureuse. Je me souviens d’un moment où nous avons volé tous les cookies, juste pour voir combien de temps Madeline (de l’équipe de la production) mettrait à s’en rendre compte : pas très longtemps ! C’était souvent très drôle, surtout dans les derniers épisodes où nous devions rester dans la même pièce entre deux enregistrements. On trouvait alors toutes sortes de façons de s’occuper : lancer des stylos dans des gobelets, construire d’immenses ponts de Léonard de Vinci ou créer des mini-challenges. (NdR : Les candidats n’ont pas leur téléphone pendant tout le tournage pour éviter qu’ils ne fassent des recherches sur les thématiques des épisodes sur internet).

Nous devions également tourner de petites vidéos pour les réseaux sociaux, parfois assez absurdes – ce qui les rendait d’autant plus amusantes à filmer.

À l’auberge, nous mangions souvent tous ensemble, puis on passait la soirée soit dehors, soit dans une chambre, et ça se finissait généralement par une partie de poker.

 

Comment as-tu géré le stress ?

Ma mère m’a appris des techniques de respiration, comme prendre de grandes inspirations pour me calmer. Cela m’aide beaucoup.

Pendant le tournage, il y avait aussi des chiots qui venaient régulièrement sur le plateau, spécialement pour nous aider à réduire le stress. C’était vraiment efficace. Ils étaient encore bébés, très joueurs… et pas toujours très propres ! Il y avait parfois un peu de chaos, mais ça en valait largement la peine. C’était de la thérapie par les chiens, et ça marchait vraiment.

Et puis, personnellement, ma foi joue un rôle important. Je suis chrétienne, et quand je me sentais stressée, je priais. Ça m’a aidée à garder la tête froide.

Plus le tournage avance, plus ça devient facile. On s’habitue aux caméras, on apprend à connaître les autres candidats, la production, les coachs… Tout ça aide énormément à réduire le stress. On grandit avec l’émission.

Cette saison était-elle différente de ce que tu avais imaginé ?

Oui, il y avait énormément de surprises. Dès le premier épisode, plusieurs candidats ont été qualifiés immédiatement, puis une équipe entière a été éliminée. Les défis aussi étaient particuliers : ils étaient beaucoup plus liés à la vie réelle, avec des thèmes ou des situations proches de vrais métiers. C’était plus concret, plus réaliste.

On pense souvent que la science, ce sont seulement de grandes inventions compliquées, alors qu’en réalité, même les objets les plus simples, comme un stylo, reposent sur des principes scientifiques. Je trouve que c’est un message très important.

 

Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui envisagent de s’inscrire à la prochaine saison de Take Off ?

Je leur dirais de ne pas avoir peur. Tout le monde est extrêmement bienveillant. Les autres candidats deviennent presque une famille, la production est très attentive, même les cameramen prennent le temps de nous expliquer comment tout fonctionne.

Bien sûr, la compétition est réelle, et chaque élimination est difficile émotionnellement. On est à la fois heureux de continuer et triste de voir quelqu’un partir. Mais c’est une expérience qui enrichit énormément.

 

Avant de t’inscrire à Take Off, connaissais-tu déjà l’émission ?

Pas vraiment. Je n’avais pas vu les deux premières saisons. Puis je suis tombée sur des vidéos sur les réseaux sociaux, à plusieurs reprises, et je me suis dit que c’était un signe. Après m’être inscrite, j’ai regardé quelques épisodes pour comprendre le concept, et j’ai trouvé ça vraiment bien.

 

Quels sont tes hobbies en dehors de Take Off ?

En dehors de Take Off, je consacre mon temps à plusieurs activités. Je joue au football, je fais du babysitting et je suis également des cours en ligne, notamment via des programmes proposés par Harvard, où j’ai par exemple étudié la protection de l’enfance et l’anatomie. Je m’investis aussi dans le volontariat, en aidant à encadrer des entraînements de football. Je participe à des compétitions de sciences et de mathématiques. Par ailleurs, je participe également au programme Duke of Edinburgh, qui encourage les jeunes à s’engager dans des activités sportives et personnelles. Et enfin, avec une autre élève, j’ai cofondé une media team à l’école pour documenter la vie scolaire à travers des photos et des vidéos.

 

Autrice : Diane Bertel

Éditrice : Lucie Zeches (FNR)

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