Un prototype du rover Rosalind Franklin d'ExoMars présenté sur le site d'Airbus Defence and Space facility, le 7 février 2019 à Stevenage, dans le Nord de l'Angleterre

Un prototype du rover Rosalind Franklin d'ExoMars présenté sur le site d'Airbus Defence and Space facility, le 7 février 2019 à Stevenage, dans le Nord de l'Angleterre

Le robot européen de la future mission spatiale ExoMars, qui ira forer en profondeur le sol martien, est "prêt" pour un décollage en septembre 2022, a annoncé mercredi l'Agence spatiale européenne (ESA).

Ce programme spatial russo-européen, initialement prévu pour 2020, avait dû être reporté à 2022 en raison de la pandémie de Covid-19 et de difficultés techniques.

"Tous les instruments" du rover de l'ESA Rosalind Franklin "sont prêts au décollage, et il ne reste que quelques réglages mineurs à terminer ce mois-ci", précise l'agence européenne dans un communiqué.

"Nous sommes convaincus que nous serons au rendez-vous pour le lancement en septembre", affirme Pietro Baglioni, chef de l'équipe chargée du rover. Il sera déposé sur le sol martien avec l'atterrisseur russe "Kazatchok".

Les tests des parachutes, effectués en novembre et décembre en haute altitude, ont notamment réussi. Il s'agit d'une étape clé pour assurer une arrivée en douceur sur la planète rouge.

En outre, une réplique du rover est descendue "pour la première fois avec succès de sa plate-forme d'atterrissage" lors de simulations, indique l'ESA.

Cette descente du robot constitue une "opération cruciale", qui devra s'effectuer "très lentement". L'engin est conçu pour négocier la pente raide des rampes de l'atterrisseur, "mais ce sera à l'équipe de contrôle sur Terre de choisir la rampe la plus sûre" pour descendre.

Le rover Rosalind Franklin et l'atterrisseur sont maintenant installés dans une salle blanche chez Thales Alenia Space à Turin (Italie). Après un examen final en avril, ils seront transportés vers leur site de lancement à Baïkonour au Kazakhstan.

Le rover d'ExoMars est conçu pour forer le sol martien jusqu'à deux mètres: une profondeur suffisante pour accéder à d'éventuelles matières organiques, qui seraient bien conservées depuis 4 milliards d'années.

A cette époque lointaine, Mars ressemblait davantage à la Terre qu'aujourd'hui, avec des conditions pouvant abriter la vie et qui laissent espérer la découverte de traces d'une ancienne vie microbienne.